Mardi 9 février 2010
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10:29
Plume et fortune
Légère, et riche
D’envie et d’espoir
Traverser l’abîme
J’ai des ailes
Foncer dans le mur
Je suis passe muraille
Contre toi je voyage
Nos corps nus enlacés
Tu me lis notre histoire
Ta voix est claire
Ton timbre m'enveloppe
"Dormir ensemble"
Où tout est possible
Je me berce à ton chant
Langoureux et sensuel
Fige le temps,
Tu m'ensorcelles
Par IntemporElle
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Mardi 22 décembre 2009
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01:00
Ils me font sourire
Les hommes qui se nomment « Mecs »
Salut Mec !
Ouais Mec !
On est les plus forts mecs…
Complicité machiste
Ridicule, c’est vraiment ridicule
Pathétique venant de toi
Toi si pas comme les autres.
Tu es devenu banal et con
Centré sur ta petite personne
Tu pries
Je t’en prie
Soit honnête avec toi même
Je t’ai aimé
Mais tes incohérences
Sentent le rance
La mort et l’ennui
Je me lève le matin et je chante
J’ai mes galères de vie
Et je n’en fais pas une maladie
Je chante
J’avance même dans la souffrance
Mais je chante,
Reste à ma porte,
N’entre plus chez moi
Je ne peux plus porter tes plaintes
Je ne peux plus porter tes peurs
Je garde juste notre joli début
J’ai quitté notre bulle
Enfermante
Je m’en suis échappée…
Vive la liberté
La liberté de respirer
La liberté d’être sans contrainte
Que jamais personne
Ne me juge
Ok mec ?
Rire !
Par IntemporElle
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Jeudi 10 décembre 2009
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19:01
Roméo est fatigué
Juliette l'a trompé
Elle a pris la poudre d'escampette
Celle qui fait chanter et rêver
Roméo est fatigué
Juliette s'est cassée
Mille morceaux à ramasser
Dans une peau de chagrin à houppette
Roméo est fatigué
Juliette s'est tirée
Une balle dans la tête
Pleine d'idées un peu bêtes
Roméo est fatigué
Juliette ressuscitée
Lui en fait voir de toutes les couleurs
Mais jamais celle de son cœur
Roméo est fâché
Juliette l'a fait pleurer...
Par IntemporElle
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Mardi 8 décembre 2009
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09:38
Je serai prés de toi pour toujours disait-elle
Je te ferai de beaux enfants disait-il
Ils y croyaient dur comme fer
Lui, si fragile dans son enveloppe charnelle maigrelette
Elle , si belle avec ses cheveux dégoulinant de sensualité
Lui était né d'un viol
Sa mère n'avait jamais voulu de lui
Il avait grandi de famille d'accueil en foyer pour ado en
difficultés
Elle avait grandi dans un cocon doré auprès de parents aimant
Lui n'avait jamais été perturbé
Il n'avait simplement de place nulle part
Ils s'étaient croisés en chemin,
De façon improbable,
Sur une place de marché, un matin d'été
Des étals, des parfums de soleil,
Elle, son panier débordait de fruits de saison
Lui, errant, seule la chaleur du soleil lui réchauffait le coeur
Elle, avait lâchée l'anse de son panier trop lourd
Lui, l'avait aidé à récupérer son bien.
Leurs regards s'étaient croisés
et ne s'étaient jamais plus quittés
Ils vivaient ensemble à Bruxelles
Lui, avait monté sa petite entreprise
Elle prenait le bus pour se rendre à son travail
Lui, l'accompagnait chaque matin
Il l'embrassait avant de lui souhaiter une bonne journée
Elle , lui souriait et lui murmurait tout l'amour qu'elle
éprouvait
Il lui dit qu'à son retour ils feraient un bébé
Elle lui dit que ce serait magique
Le soir venu, ils avaient fait l'amour, tendrement ,
passionnément,
Ils s'étaient endormis au petit jour.
Il l'avait accompagné à l'arrêt du bus comme chaque matin
Elle lui avait murmuré des mots d'amour
Il l'avait serré dans ses bras pour lui montrer le sien
Il s'étaient dit : " A ce soir"
Lui, partait à son travail,
Elle, descendait du bus et n'avait pas vu la voiture qui allait la
renverser
Elle, se retrouvait allongée sur le bitume
sans aucune douleurs, son corps ne ressentait plus rien,
Juste une petite larme coulait sur sa joue,
C'était la fin...
Par IntemporElle
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Dimanche 6 décembre 2009
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14:43
Le crayon glisse sur le grain de ta peau,
Je dessine en couleur les ridelles qui s’y creusent.
La vie, papier, se consume voluptueuse,
Accentuant les traits, les ombres d’arbrisseau.
Je fredonne au creux de tes reins mon souffle,
Mélodie soyeuse, note sensuelle et douce au toucher.
Ecoute, frissonne, soupire, sous cette mine safranée,
Porte du plaisir que tes mains emmitouflent.
Colore mes yeux d’un pastel de douceur
Pour que jamais ma douleur ne voit le jour,
Ainsi, tu m’enchanteras tel un troubadour
Artiste de mon demain, tu m’enlèveras comme un voleur…
Par IntemporElle
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